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L'ANSM rappelle un lot de pilules contraceptives Optimizette Gé, soupçonné de contenir des comprimés inefficaces

CONTRACEPTION Une patiente a découvert à l’intérieur d’une boîte une plaquette non conforme, sans contraceptif…

 — 

Des pilules inefficaces sont contenues dans certains lots d'Optimizette Gé (image d'illustration).

Des pilules inefficaces sont contenues dans certains lots d'Optimizette Gé (image d'illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Attention si vous prenez la pilule Optimizette Gé. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle ce jeudi un lot de ces comprimés du laboratoire Majorelle, dont une boîte s’est avérée non conforme.

C’est une patiente qui a signalé l’anomalie, après avoir remarqué une plaquette différente des autres dans sa boîte. En effet, elles ne contiennent « pas de principe actif contraceptif ». L’agence certifie qu’il n’y a aucun risque de santé pour les patientes, à part celui de prendre une pilule inefficace et donc de tomber enceinte.

Voir l'image sur Twitter

ANSM@ansm

Rappel de lot: Pilule de contraception orale OPTIMIZETTE Gé 75 microgrammes
Toutes les informations sur notre communiqué de presse: http://www.ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Pilule-de-contraception-orale-OPTIMIZETTE-Ge-75-microgrammes-RAPPEL-DU-LOT-N-1958550 …

Comment reconnaître l’anomalie ? « Les pilules non conformes sont facilement reconnaissables. Elles sont conditionnées dans des blisters de 21 comprimés, alors que les comprimés Optimizette Gé 75 microgrammes sont conditionnés dans des plaquettes de 28 comprimés. Le blister anormal contient 21 comprimés. Le blister normal contient 28 comprimés. »

La différence entre la pilule anormale à gauche, et normale à droite.
La différence entre la pilule anormale à gauche, et normale à droite. - capture d'écran

« Quelques boîtes » concernées, selon le laboratoire

Pour être certaine que votre pilule fait partie du lot incriminé, vérifiez le numéro de série : celui des pilules concernées par une anomalie porte le nunméro 1958550 (péremption 07/2019).

« Selon les laboratoires Majorelle, ce défaut ne concerne que quelques boîtes sur la totalité des 36.700 boîtes distribuées entre le 26 janvier et le 5 avril 2018. Seul le lot 1958550 est visé », précise l’ANSM, qui invite les professionnels de santé et les femmes concernées par la prise de cette pilule à ramener les plaquettes non conformes « dans les plus brefs délais ».

Une autre boîte leur sera échangée gracieusement, ajoute l’organisme de santé. Les femmes concernées par cette pilule inefficace doivent également « se rapprocher de leur médecin pour évaluer le risque de grossesse ». « Dans l’attente de cet échange avec le médecin, et parce qu’il existe un risque de grossesse, vous devez utiliser une méthode contraceptive mécanique (préservatif, diaphragme…) », conseille l’ANSM.

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L'ANSM rappelle un lot de pilules contraceptives Optimizette Gé, soupçonné de contenir des comprimés inefficaces

CONTRACEPTION Une patiente a découvert à l’intérieur d’une boîte une plaquette non conforme, sans contraceptif…

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Des pilules inefficaces sont contenues dans certains lots d'Optimizette Gé (image d'illustration).

Des pilules inefficaces sont contenues dans certains lots d'Optimizette Gé (image d'illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Attention si vous prenez la pilule Optimizette Gé. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle ce jeudi un lot de ces comprimés du laboratoire Majorelle, dont une boîte s’est avérée non conforme.

C’est une patiente qui a signalé l’anomalie, après avoir remarqué une plaquette différente des autres dans sa boîte. En effet, elles ne contiennent « pas de principe actif contraceptif ». L’agence certifie qu’il n’y a aucun risque de santé pour les patientes, à part celui de prendre une pilule inefficace et donc de tomber enceinte.

Voir l'image sur Twitter

ANSM@ansm

Rappel de lot: Pilule de contraception orale OPTIMIZETTE Gé 75 microgrammes
Toutes les informations sur notre communiqué de presse: http://www.ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Pilule-de-contraception-orale-OPTIMIZETTE-Ge-75-microgrammes-RAPPEL-DU-LOT-N-1958550 …

Comment reconnaître l’anomalie ? « Les pilules non conformes sont facilement reconnaissables. Elles sont conditionnées dans des blisters de 21 comprimés, alors que les comprimés Optimizette Gé 75 microgrammes sont conditionnés dans des plaquettes de 28 comprimés. Le blister anormal contient 21 comprimés. Le blister normal contient 28 comprimés. »

La différence entre la pilule anormale à gauche, et normale à droite.
La différence entre la pilule anormale à gauche, et normale à droite. - capture d'écran

« Quelques boîtes » concernées, selon le laboratoire

Pour être certaine que votre pilule fait partie du lot incriminé, vérifiez le numéro de série : celui des pilules concernées par une anomalie porte le nunméro 1958550 (péremption 07/2019).

« Selon les laboratoires Majorelle, ce défaut ne concerne que quelques boîtes sur la totalité des 36.700 boîtes distribuées entre le 26 janvier et le 5 avril 2018. Seul le lot 1958550 est visé », précise l’ANSM, qui invite les professionnels de santé et les femmes concernées par la prise de cette pilule à ramener les plaquettes non conformes « dans les plus brefs délais ».

Une autre boîte leur sera échangée gracieusement, ajoute l’organisme de santé. Les femmes concernées par cette pilule inefficace doivent également « se rapprocher de leur médecin pour évaluer le risque de grossesse ». « Dans l’attente de cet échange avec le médecin, et parce qu’il existe un risque de grossesse, vous devez utiliser une méthode contraceptive mécanique (préservatif, diaphragme…) », conseille l’ANSM.

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A REVOIR. Enquête de santé,

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

A REVOIR Présenté par
Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse
Diffusé le 21-03-2018
Replay | Durée : 120 minutes

https://www.allodocteurs.fr/emissions/enquete-de-sante/enquete-de-sante-du-21-03-2018_26684.html

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

Des milliers de malades de la thyroïde victimes d’effets secondaires, des autorités sanitaires au cœur de la tourmente et un laboratoire assigné en justice… Huit ans après le scandale du Mediator, le Levothyrox est au cœur d’une vaste crise sanitaire.

Le Levothyrox, un médicament jusqu’ici sans histoire prescrit à plus de trois millions de personnes en France pour remplacer les hormones que la thyroïde ne produit plus. Mais depuis la commercialisation d’une nouvelle formule en 2017, la polémique n’en finit pas de grandir. Vertiges, fatigue, pertes de mémoire… Plus de 17.000 cas d’effets indésirables ont été recensés.

À quoi sont dus ces effets secondaires ? Pourquoi l’Agence du médicament a-t-elle si mal géré la crise ? Fallait-il changer l’ancienne formule ?

La crise du Levothyrox est peut-être l’arbre qui cache la forêt, car il existe d’importantes failles dans la prise en charge des troubles de la thyroïde en France. Surprescritions, surdiagnostics de cancers et ablations injustifiées. Derrière le fiasco du nouveau Levothyrox, se cache un scandale beaucoup moins médiatisé…

Des spécialistes tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs années face au dépistage excessif et au surtraitement de certains cancers de la thyroïde. Car la plupart de ces tumeurs sont des micro-cancers de type papillaire dont le pronostic est particulièrement bon et qui n’auraient pas évolué vers la maladie ou le décès.

Pourtant, chaque année en France, 45.000 personnes subissent une ablation de la thyroide alors que de nombreuses opérations pourraient être évitées. Pour les patients, les conséquences de ces interventions sont souvent lourdes et imposent la prise d’hormones de substitution à vie.

Le documentaire "Thyroïde, l’effet papillon" réalisé par Marie Bonhommet sera suivi d’un débat animé par Michel Cymes, Marina Carrère-d’Encausse et Benoît Thevenet.

Les invités :

  • Pr Martin SCHLUMBERGER, chef du service de médecine nucléaire et de cancérologie endocrinienne - Institut Gustave Roussy
  • Béate BARTÈS, présidente de l’association "Vivre sans thyroïde"
  • Pr Philippe AUTIER, médecin épidémiologiste, directeur de recherche International Prevention Research Institute (iPRI) - Lyon
  • Pr Philippe TOURAINE, chef du service d’endocrinologie et médecine de la reproduction, Institut E3M - Pitié-Salpétrière (AP-HP)

Livre :

  • 100 questions-réponses pour mieux comprendre les maladies de la thyroïde
    M. Gerson/A. Smagala/B. Bartès
    Ed. Ellipses

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A REVOIR. Enquête de santé,

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

A REVOIR Présenté par
Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse
Diffusé le 21-03-2018
Replay | Durée : 120 minutes

https://www.allodocteurs.fr/emissions/enquete-de-sante/enquete-de-sante-du-21-03-2018_26684.html

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

Des milliers de malades de la thyroïde victimes d’effets secondaires, des autorités sanitaires au cœur de la tourmente et un laboratoire assigné en justice… Huit ans après le scandale du Mediator, le Levothyrox est au cœur d’une vaste crise sanitaire.

Le Levothyrox, un médicament jusqu’ici sans histoire prescrit à plus de trois millions de personnes en France pour remplacer les hormones que la thyroïde ne produit plus. Mais depuis la commercialisation d’une nouvelle formule en 2017, la polémique n’en finit pas de grandir. Vertiges, fatigue, pertes de mémoire… Plus de 17.000 cas d’effets indésirables ont été recensés.

À quoi sont dus ces effets secondaires ? Pourquoi l’Agence du médicament a-t-elle si mal géré la crise ? Fallait-il changer l’ancienne formule ?

La crise du Levothyrox est peut-être l’arbre qui cache la forêt, car il existe d’importantes failles dans la prise en charge des troubles de la thyroïde en France. Surprescritions, surdiagnostics de cancers et ablations injustifiées. Derrière le fiasco du nouveau Levothyrox, se cache un scandale beaucoup moins médiatisé…

Des spécialistes tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs années face au dépistage excessif et au surtraitement de certains cancers de la thyroïde. Car la plupart de ces tumeurs sont des micro-cancers de type papillaire dont le pronostic est particulièrement bon et qui n’auraient pas évolué vers la maladie ou le décès.

Pourtant, chaque année en France, 45.000 personnes subissent une ablation de la thyroide alors que de nombreuses opérations pourraient être évitées. Pour les patients, les conséquences de ces interventions sont souvent lourdes et imposent la prise d’hormones de substitution à vie.

Le documentaire "Thyroïde, l’effet papillon" réalisé par Marie Bonhommet sera suivi d’un débat animé par Michel Cymes, Marina Carrère-d’Encausse et Benoît Thevenet.

Les invités :

  • Pr Martin SCHLUMBERGER, chef du service de médecine nucléaire et de cancérologie endocrinienne - Institut Gustave Roussy
  • Béate BARTÈS, présidente de l’association "Vivre sans thyroïde"
  • Pr Philippe AUTIER, médecin épidémiologiste, directeur de recherche International Prevention Research Institute (iPRI) - Lyon
  • Pr Philippe TOURAINE, chef du service d’endocrinologie et médecine de la reproduction, Institut E3M - Pitié-Salpétrière (AP-HP)

Livre :

  • 100 questions-réponses pour mieux comprendre les maladies de la thyroïde
    M. Gerson/A. Smagala/B. Bartès
    Ed. Ellipses

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Une nouvelle étude tire la sonnette d’alarme sur la trop grande consommation d’antibiotiques, en particulier dans les pays émergents, et la résistance bactérienne qui en découle.

Rédigé le https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/antibiotiques/la-surconsommation-d-antibiotiques-menace-la-sante-mondiale_24488.html

La surconsommation d'antibiotiques menace la santé mondiale
La surconsommation d'antibiotiques menace la santé mondiale

Les chiffres donnent le tournis : la consommation mondiale d'antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, dopée par une utilisation qui explose dans les pays à revenu intermédiaire et faible. Pour les chercheurs, cette augmentation représente une menace pour la santé mondiale. Ils rappellent en effet que " la résistance aux antibiotiques, entraînée par la consommation d'antibiotiques, est une menace croissante pour la santé mondiale".

Publiée lundi 26 mars 2018 dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), cette étude, fondée en partie sur des projections explique que "la consommation globale totale d'antibiotiques en 2015 était estimée à 42,3 milliards de doses quotidiennes déterminées". Dans les 76 pays étudiés, l'absorption d'antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes déterminées en 2000 à 34,8 milliards en 2015. Corrélé à l'augmentation de leur Produit intérieur brut (PIB), le niveau de consommation d'antibiotiques a particulièrement augmenté dans les pays à revenu intermédiaire ou faible (LMIC): +114% en 16 ans, pour atteindre 24,5 milliards de doses quotidiennes déterminées.

Premières victimes : les pays à revenu intermédiaire ou faible

Certains pays LMIC ont dépassé le taux de consommation d'antibiotiques de pays à haut revenu. En 2015, la Turquie, la Tunisie, l'Algérie et la Roumanie faisaient ainsi partie des six pays aux taux de consommation d'antibiotiques le plus élevé, alors qu'en 2000, les cinq premiers appartenaient tous à la catégorie des pays à haut revenu. La consommation est plus faible pour les pays à haut revenu (HIC), avec 10.3 milliards de doses quotidiennes. Et entre 2000 et 2015, la hausse n'a été que de 6%. La hausse n'a été que marginale dans les trois pays leaders de la consommation dans les nations à haut revenu, les Etats-Unis, la France et l'Italie, explique l'étude.

Pour Eili Klein, chercheur au Center for Disease Dynamics, Economics & Policy et l'un des auteurs de l'étude, cette augmentation signifie "un meilleur accès à des médicaments nécessaires dans des pays avec beaucoup de maladies qui peuvent être traitées efficacement avec des antibiotiques". Mais ce point positif est vite obscurci par le chercheur. Car il existe un revers à la médaille. "Alors que de plus en plus de pays obtiennent l'accès à ces médicaments, ces taux (de consommation) augmenteront (...) ce qui conduira à des taux plus élevés de résistance" aux antibiotiques. 

La résistance aux antibiotiques, comment ça marche ?

Les antibiotiques s’attaquent aux bactéries de différentes façons pour provoquer leur destruction. Ils peuvent soit détruire leurs membranes, soit, par exemple, inhiber leur synthèse d’ADN. L’efficacité des antibiotiques a motivé leur usage important et répété dans la santé humaine et animale, à l'échelle mondiale. Problème : un mauvais usage des antibiotiques (des traitements injustifiés, trop longs, ou encore trop courts) créé une sélection (et une multiplication) des populations bactériennes équipées d’un "système de défense" contre la molécule. Ces bactéries sont dites résistantes : elles ne sont plus tuées par le médicament.

Ponctuel au départ, le phénomène de résistance est devenu massif et inquiétant. Des bactéries sont maintenant multirésistantes (elles résistent à plusieurs antibiotiques) et certaines sont même toto-résistantes, c’est-à-dire résistantes à quasiment tous les antibiotiques à la disposition des médecins. Des antibiothérapies "banales", en médecine de ville sont désormais concernées.

La résistance acquise aux antibiotiques peut résulter de plusieurs mécanismes :

  • Une mutation génétique sur un chromosome de la bactérie elle-même, qui entraîne une modification du« point-cible » de l'antibiotique : il ne  peut plus se lier à la bactérie pour la détruire. Quand la bactérie se réplique, elle transmet le gène de résistance à ses clones.
  • Un transfert de matériel génétique : quand une bactérie résistante entre en contact avec une bactérie qui ne l’est pas, même si elle est d’une autre espèce, elle peut lui transmettre son gène de résistance.

Dans les deux cas, si l’antibiotique est utilisé massivement, il joue son rôle de « sélecteur » : les bactéries résistantes se multiplient et les bactéries sensible sont éliminées.

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Une nouvelle étude tire la sonnette d’alarme sur la trop grande consommation d’antibiotiques, en particulier dans les pays émergents, et la résistance bactérienne qui en découle.

Rédigé le https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/antibiotiques/la-surconsommation-d-antibiotiques-menace-la-sante-mondiale_24488.html

La surconsommation d'antibiotiques menace la santé mondiale
La surconsommation d'antibiotiques menace la santé mondiale

Les chiffres donnent le tournis : la consommation mondiale d'antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, dopée par une utilisation qui explose dans les pays à revenu intermédiaire et faible. Pour les chercheurs, cette augmentation représente une menace pour la santé mondiale. Ils rappellent en effet que " la résistance aux antibiotiques, entraînée par la consommation d'antibiotiques, est une menace croissante pour la santé mondiale".

Publiée lundi 26 mars 2018 dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), cette étude, fondée en partie sur des projections explique que "la consommation globale totale d'antibiotiques en 2015 était estimée à 42,3 milliards de doses quotidiennes déterminées". Dans les 76 pays étudiés, l'absorption d'antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes déterminées en 2000 à 34,8 milliards en 2015. Corrélé à l'augmentation de leur Produit intérieur brut (PIB), le niveau de consommation d'antibiotiques a particulièrement augmenté dans les pays à revenu intermédiaire ou faible (LMIC): +114% en 16 ans, pour atteindre 24,5 milliards de doses quotidiennes déterminées.

Premières victimes : les pays à revenu intermédiaire ou faible

Certains pays LMIC ont dépassé le taux de consommation d'antibiotiques de pays à haut revenu. En 2015, la Turquie, la Tunisie, l'Algérie et la Roumanie faisaient ainsi partie des six pays aux taux de consommation d'antibiotiques le plus élevé, alors qu'en 2000, les cinq premiers appartenaient tous à la catégorie des pays à haut revenu. La consommation est plus faible pour les pays à haut revenu (HIC), avec 10.3 milliards de doses quotidiennes. Et entre 2000 et 2015, la hausse n'a été que de 6%. La hausse n'a été que marginale dans les trois pays leaders de la consommation dans les nations à haut revenu, les Etats-Unis, la France et l'Italie, explique l'étude.

Pour Eili Klein, chercheur au Center for Disease Dynamics, Economics & Policy et l'un des auteurs de l'étude, cette augmentation signifie "un meilleur accès à des médicaments nécessaires dans des pays avec beaucoup de maladies qui peuvent être traitées efficacement avec des antibiotiques". Mais ce point positif est vite obscurci par le chercheur. Car il existe un revers à la médaille. "Alors que de plus en plus de pays obtiennent l'accès à ces médicaments, ces taux (de consommation) augmenteront (...) ce qui conduira à des taux plus élevés de résistance" aux antibiotiques. 

La résistance aux antibiotiques, comment ça marche ?

Les antibiotiques s’attaquent aux bactéries de différentes façons pour provoquer leur destruction. Ils peuvent soit détruire leurs membranes, soit, par exemple, inhiber leur synthèse d’ADN. L’efficacité des antibiotiques a motivé leur usage important et répété dans la santé humaine et animale, à l'échelle mondiale. Problème : un mauvais usage des antibiotiques (des traitements injustifiés, trop longs, ou encore trop courts) créé une sélection (et une multiplication) des populations bactériennes équipées d’un "système de défense" contre la molécule. Ces bactéries sont dites résistantes : elles ne sont plus tuées par le médicament.

Ponctuel au départ, le phénomène de résistance est devenu massif et inquiétant. Des bactéries sont maintenant multirésistantes (elles résistent à plusieurs antibiotiques) et certaines sont même toto-résistantes, c’est-à-dire résistantes à quasiment tous les antibiotiques à la disposition des médecins. Des antibiothérapies "banales", en médecine de ville sont désormais concernées.

La résistance acquise aux antibiotiques peut résulter de plusieurs mécanismes :

  • Une mutation génétique sur un chromosome de la bactérie elle-même, qui entraîne une modification du« point-cible » de l'antibiotique : il ne  peut plus se lier à la bactérie pour la détruire. Quand la bactérie se réplique, elle transmet le gène de résistance à ses clones.
  • Un transfert de matériel génétique : quand une bactérie résistante entre en contact avec une bactérie qui ne l’est pas, même si elle est d’une autre espèce, elle peut lui transmettre son gène de résistance.

Dans les deux cas, si l’antibiotique est utilisé massivement, il joue son rôle de « sélecteur » : les bactéries résistantes se multiplient et les bactéries sensible sont éliminées.

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